L’inspection du camion : quatre photos guidées, pas douze

Le check véhicule protège tout le monde : la société, qui sait dans quel état part et revient chaque camion ; le livreur, qui prouve qu’un dégât n’est pas le sien. À condition qu’il soit fait, et bien fait. Douze photos sans consigne, le matin à 7 h, ne sont ni l’un ni l’autre.

Quatre vues, un cadre, une photo de référence

NEXTZ demande quatre photos : avant, arrière, côté gauche, côté droit. Pour chacune, un cadre en surimpression indique la vue attendue, à la bonne distance. À côté, la photo du check précédent du même camion : le livreur compare en un coup d’œil et repère un nouveau dégât sans avoir à se souvenir de la veille.

Le kilométrage est saisi à la fin. Il ne peut pas être inférieur au dernier relevé du même camion ; aucune autre alerte, pas de validation à dix étapes. Le tout tient en une minute, départ ou retour.

Au départ, seulement une fois présent

L’inspection de départ n’est possible qu’après la confirmation de présence par un responsable, au dépôt. Cela évite les checks faits de chez soi et cale l’heure de prise de service sur la réalité. Le camion attribué est celui du jour : le camion habituel du livreur, réservé dès que sa route lui est rattachée, ou celui que le dispatcher a choisi à la main.

Signaler un dégât, sans question piège

Pas de question « Camion OK ou dégât ? » à chaque check : sans signalement, le camion est noté sans dégât. Quand il y en a un, le bouton « Signaler un dégât » ouvre le schéma du camion. Le livreur touche la zone, ou la choisit dans une liste : pare-brise, capot, pare-chocs, portes, rétroviseurs, feux, flanc, roue, toit, intérieur. Il prend au moins une photo, ajoute une note s’il veut, et répond à la seule question qui compte : le camion peut-il rouler ?

Si non, les responsables reçoivent une alerte immédiate et peuvent passer le camion en réparation d’un geste, ce qui le bloque pour les attributions suivantes.

Côté société : qui, quoi, quand

Chaque camion a sa liste de dégâts, avec le livreur qui l’a signalé, les photos, et un statut à faire avancer : signalé, vu, en réparation, réparé. Un dégât vu au check départ mais absent du check retour précédent concerne le livreur d’avant : NEXTZ le propose, un responsable décide. C’est cette décision, interne à la société, qui joue sur la prime camion.

Les photos sont stockées en Union européenne, lues par lien signé, et supprimées après six mois, sauf celles liées à un dégât.

Pourquoi quatre photos suffisent

Douze photos faites vite ne montrent rien : trop près, de travers, sans point de comparaison. Quatre vues cadrées à la même distance chaque jour, avec la photo de la veille à côté, donnent une série que l’on peut relire : le jour où la rayure apparaît, sur quelle face, après quel livreur. C’est cette série qui tranche un litige avec un loueur ou une discussion sur une prime camion, pas le nombre de clichés.

Et un check qui prend une minute est un check qui est fait. Le matin au dépôt, à 7 h, avec vingt camions qui sortent, c’est le seul argument qui compte.

  • Quatre vues guidées, photo précédente à côté
  • Kilométrage jamais inférieur au dernier relevé
  • Check départ seulement après la présence confirmée
  • Dégât sur le schéma du camion, roulant ou non
  • Liste des dégâts par camion, avec statut

Mis à jour le vendredi 30 octobre